lundi 5 février 2018

3551

Je quitte mon lit, le visage et le cou marqués de profondes griffures et, toute la journée, je porte non sans fatuité la trace de cette nuit torride, des coups de reins fougueux de la lionne aux ongles aiguisés qui l’a partagée, rendue folle par mon insatiable puissance sexuelle, la trace, dis-je, de la pointe d’une petite plume qui ayant crevé la toile et la taie de mon oreiller m’a lacéré la joue.


Le bébé alligator que tu nourris ne l’oubliera pas et lorsqu’il sera grand, il te mangera.


On ne m’ôtera pas de l’idée que je suis hypocondriaque.